Gâtines

Gâtines

Dès le XIe siècle, le lieu de Gâtines est habité par des ermites qui demandent en 1137 à Hugues d’Étampes, archevêque de Tours, l’autorisation d’y établir une abbaye. Le monastère est fondé l’année suivante sous le vocable de Notre-Dame et adopte la règle de saint Augustin. Détruite à la fin du 12e siècle par un incendie, l’abbaye est reconstruite par Thibault de Champagne, comte de Blois, et l’église est consacrée en 1207.

Dans le premier quart du 15e siècle, l’abbaye a perdu une grande partie de ses ressources en raison de la guerre de Cent Ans et les moines sont obligés de mendier.

D’importants travaux sont entrepris dans la première moitié du 18e siècle, sous l’abbatiat de Bertrand-César Taschereau de Linières donnant à l’abbaye son organisation actuelle : la restauration de l’église en 1727, la reconstruction du logis des moines, du logis abbatial et de bâtiments d’exploitation achevés en 1738, la réfection de la grange en 1751.

L’abbaye est vendue comme bien national, le 11 juillet 1791, pour 32 000 livres.

De l’église subsiste aujourd’hui une partie du chœur avec baie en plein cintre et une partie du mur sud de la nef percé de trois baies en plein cintre et un enfeu en arc brisé. Elle conserve des chapiteaux sculptés à décor feuillagé ou historié et des traces de polychromie (rouge, noir, ocre, têtes à chevelures bouclées blondes).

Au nord de l’église, un bâtiment, aujourd’hui en ruine, semblant remonter au XIIe siècle et remanié à plusieurs reprises, est utilisé comme logis au XIXe siècle jusqu’à sa transformation en grange en 1860.

À l’ouest, un bâtiment en rez-de-chaussée et étage de comble à surcroît, des XIIIe et XVe siècles conserve de nombreuses baies et archères chanfreinées, dont plusieurs murées, une porte en arc brisé et une porte à linteau sur coussinets.

Le logis abbatial construit en 1738, a été très remanié et partiellement converti en pressoir en 1881.

Le bâtiment monastique, datant lui aussi de 1738, est composé d’un corps de logis rectangulaire à étage carré et étage de comble, en moellon enduit et pierre de taille. Deux ailes légèrement en saillie sont placées de part et d’autre de l’édifice. La partie centrale des façades ouest et est, accueillant les portes d’entrée, sont également en saillie.

L’abbaye est inscrite aux Monuments Historiques en 1948.

Gâtines

The site of the Gâtines was inhabited as of the 11th century by hermits who in 1137 asked Hughes d’Ėtampes, archbishop of Tours, for permission to establish an abbey there. The monastery was founded the following year under the patronage of Our Lady and Saint Augustin rule was adopted. Destroyed by fire at the end of 12th century, the abbey was reconstructed by Thibault de Champagne, Count of Blois, and the church was consecrated in 1207.

In the first quarter of the 15th century, the abbey lost a large part of its income due to the Hundred Years’ War and the monks were obliged to beg. Considerable building work was undertaken in the first half of the 18th century, under abbot Bertrand-César Taschereau de Linières, giving the abbey its present layout: the restoration of the church in 1727, the reconstruction of the monks’ dwelling, the abbot’s house and farm buildings completed in 1738 and the restoration of the barn in 1751.

The abbey was sold as a national asset on 11th July for 32,000 pounds.

The remnants of the church include part of the chancel with an arched window and a section of the south wall of the nave with three round arched windows and an alcove with a pointed arch. Capitals decorated with sculpted foliage and traces of polychrome (red, black, ochre and blond, curly haired heads) also remain. The building in ruins that stands to the north of the church appears to date back to the 12th century.  Having been modified on several occasions, it was used as a dwelling in the 19th century until it was converted into a barn in 1860.

To the west is a single-storey building with an inhabitable attic, dating from the 13th and 15th century, which retains a number of windows and chamfered openings, although several are walled up, a door with a pointed arch and a door with cushioned lintels.

The abbey house built in 1738 was often altered and partially converted into a pressing shed in 1881. The monastic building, also dating from 1738, is composed of a rectangular main building with a square first floor with an attic, built in rendered rubble and dressed stone. There are two slightly projecting wings are at opposing ends of the building. The central part of the east and west facades, where the entrances are located, are also projecting.

The abbey was listed as a Historic Monument in 1948.

Beauregard

Beauregard

De nombreuses familles se sont succédées au fil des siècles : les plus anciens seigneurs connus sont Gaucher d’Aloigny en 1443, Michel Huan au début du 17e siècle et Michel Gallann, décédé le 29 novembre 1650 (sa plaque funéraire est conservée dans l’église). La famille Mareschau de la Chauvinière le restaure dans la première moitié du 18e siècle et le vend en 1800 à la famille de la Saussaye.

En 1825, création de l’allée principale

En 1852, Mme Gillet, nouvelle propriétaire entreprend la reconstruction du château. Ce projet n’est que partiellement réalisé : les dépendances et l’aile nord sont construites entre 1852 et 1855.

En 1870, Henri Mirault fait ajouter la tourelle d’angle sud, à base circulaire (monogramme HM et date portée) et construire une serre en 1893. Les tourelles visibles sur des cartes postales anciennes sont supprimées au début des années 2000.

Au sud du château un petit édifice à base carrée, en moellon et brique, accueille un pigeonnier possédant 105 boulins. Les bâtiments de la ferme s’organisent autour d’une seconde cour au nord de la cour principale.

Suite à un changement de propriétaire, le domaine a été entièrement restauré en 2016-2017 et accueille le camping “l’Orangerie de Beauregard”.

Beauregard

Several families have owned Beauregard over the centuries. the oldest known proprietors were Gaucher d’Aloigny in 1443 and Michel Galland, deceased 29th November 1650 (his memorial plaque is cinserved in the church). The mareschau de la Chauvinière family restored it in the first half of the 18th century and sold it to the Saussaye family in 1800.

The main drive was created in 1825.

In 1852, Madame Gillet, the new proprietor reconstruction of the Château. This project was only partially achieved : the outbuildings and the north wing were built between 1852 and 1855.

In 1870, Henri Mirault added the circular-based turret on the south corner (accrying the monogram HM and the date) and built a greenhouse in 1893. The turrets that are visible on old post-cards were removed in the early 2000’s.

To the south of the château stands a small, square-based building in rubble and brick which housed a dovecote with 105 pigeon holles. Farm buildings were around a second couryard to the north of the main courtyard.

Following a change of ownership, the domain was entirely restored in 2016-2017.

L’Ecole des Filles – Ste Antonia

L’Ecole de Filles Sainte Antonia

En 1873, le comte de Coubert donne à la commune une maison afin d’y établir une école de filles qui portait le nom de “Sainte Antonia” en mémoire de sa défunte épouse. L’école est ouverte le 17 novembre 1874. Elle est dirigée par trois sœurs de la Charité qui font l’école gratuite aux filles pauvres et soignent les indigents de la commune.

Le préau est édifié par Léon Rougé, maître charpentier à Villedômer, en 1887 et en novembre 1913 un logement pour l’institutrice y est créé au-dessus.

L’édifice sert d’école jusqu’en juin 1961, puis est utilisé comme salle communale.

Le blason de la famille de Coubert, est placé au-dessus de la baie centrale de la façade ouest. Cette baie est surmontée d’une statue de sainte Antonia. Elle est l’œuvre de la fonderie d’art d’Antoine Durenne à Sommevoire (Haute-Marne). Une statue identique est présente à Château-Renault.

PENTAX Image

Saint Antonia Girl’s School

In 1873, the Count of Coubert gave the village a house in which to etablish a school for girls bearing the name “Sainte Antonia” in memory of his late spouse. The school was opened on 17 th November 1874. It was run by three Sisters of Charity who provided free schooling for poor girls and cared for the destitute of the community.

A sheltered play-ground was built in 1887 by Léon Rougé, a master carpenter from Villedômer. In November 1913, accommodation for the school teacher was above the shelter.

The building was used as a school until June 1961, since when it has been used as a community hall.

The Coubert family coat of arms is positioned above the central window of the west façade. The window is surmonted by a statue of Saint Antonia, the work of the Antoine Durenne art foundry in Sommervoire (Haute-Marne). There is an identical statue in Château-Renault.

L’ancien bureau de poste

L’Ancien bureau de poste

De 1912 à 2009, ce bâtiment accueillait le bureau de poste.
Une marque sur le mur témoigne de la crue de la Brenne en 1958. Il y en eu d’ailleurs plusieurs au fil des siècles (1836, 1846, 1856, 1958, 1961).

La Brenne, rivière du bassin de la Cisse et sous-affluents de la Loire, longue d’une cinquantaine de kilomètres prend sa source dans le Loir-et-Cher, traverse neuf communes d’Indre-et-Loire et se jette dans la Cisse à Vernou-sur-Brenne.
Voie d’eau non navigable, elle a été utilisée pour actionner des moulins dès le Moyen-Age. Dans la commune, trois moulins (privés) sont situés sur ce cours : le moulin de la Roche, le moulin de la Vasrole et le moulin de Bas Couleur.

Faisant face à l’ancienne poste, sur votre gauche, la place porte le nom de “Lucien Besnard, juste parmi les nations”. Mr Besnard était domicilié à Villedômer, en juin 1942, alors qu’il avait 17 ans, il est allé à Paris en train pour cherche 3 enfants juifs menacés d’arrestation et de déportation. Ils ont été recueillis chez ses grands-parents à Pezou (Loir et Cher) et sauvés.

The Former Post Office

This building housed the post office from 1912 to 2009.
A mark on the wall bears witness to the flooding of the river Brenne in 1958. There have been several floods over the centuries (1836, 1846, 1856, 1958, 1961).

The Brenne, a river of the Cisse basin and sub-tributary of the river Loire, is about 50km long, rises in the Loir-et-Cher and passes through nine villages of the Indre-et-Loire into the Cisse at Vernou-sur-Brenne.
This non-navigable, waterway was used to power watermills as of the Middle Ages. Three private watermills are located along the watercourse : Roche Mill, Vasrole Mill ans Bas Couleur Mill.

Facing the old post office, the square to your left is named “Lucien Besnard, Righteous Among the Nations”. This is the highest honour bestowed by the State of Israel on civilians who put their lives on the line to save Jews. Mr Besnard lived in Villedômer; in June 1942, when he was 17, he went to Paris by train to collect 3 Jewish children in danger of being arrested and deported. They were taken in by his grand-parents in Pezou (Loir-et-Cher) and saved.

L’Eglise

L’Eglise Saint Vincent & Saint Gilles

La partie la plus ancienne de l’église est la nef dont les murs latéraux datent du 11e siècle. L’édifice primitif, qui devait être à chevet plat, a été restauré et agrandi dans la première moitié du 12e siècle avec la rénovation du pignon occidental et l’ajout d’un chœur semi-circulaire éclairé par trois baies en plein cintre. La chapelle nord semble avoir été construite à la fin du 15e siècle (baie à remplage gothique) et la chapelle sud (baie à remplage Renaissance), quelques années plus tard, au début du 16e siècle. L’édifice a fait l’objet de plusieurs campagnes de travaux (restaurations et modifications) au 19e siècle.

La restauration du pignon qui “menace ruine” et la construction du portail occidental à fronton triangulaire sont réalisées en 1832 par Pierre Ambroise Samedy, maçon à Villedômer. Le clocher est, quant à lui, reconstruit en 1845.

De nombreux travaux de restauration sont réalisés en 1868. En janvier 1892, le lambris en mauvais état est remplacé par une fausse voûte en briques reposant sur des colonnes. Les travaux de 2010 dans la chapelle Saint Gilles ont redonné à la voûte son aspect d’origine. L’église est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis le 21 avril 1948.

Sur le mur sud de la nef, un auvent couvert d’ardoises, dont la charpente repose sur quatre corbeaux de pierre et deux poteaux, protège un portail au décor Renaissance : portail en anse-de-panier encadré de pilastres et surmonté d’un fronton cintré orné d’une coquille Saint-Jacques.

St Vincent & St Gilles Church

The oldest part of the church is the nave whose side walls date from the 11th century. The original building, which would have been flat chevet in design, was restored and enlarged in the first half of the 12th century with the renovation of the western gable and the addition of a semi-circular chancel lit by three rounded arch windows. The north chapel appears to have been built at the end of the 15th century (gothic window) and the south chapel (renaissance window) several years later, at the beginning of 16th cenutry. The building underwent several periods of construction (restorations and modifications) in the 19th century. The restoration of the gable which was “threatening to collapse” and the construction of a western entrance with a triangular pediment were completed in 1832 by Pierre Ambroise Samedy, mason of Villedômer. The bell tower was reconstructed in 1845.

Numerous restoration works were undertaken in 1868. In January 1892, the baldy damaged panelling was replaced by a false brick vault resting on columns. The restoration work in 2010 in the St Gilles side chapel has returned the vault to its original appearance. The church has been listed as a Historic Monument since April 21, 1948.

On the south wall of the nave, a slate-roofed awning, of which the timber roof frame rests on four stone corbels and two posts, protects a doorway decorated in the Renaissance style : an elliptical archway framed by pilasters and surmonted by a pediment decorated with a scallop shell.

Place des Martyrs de la Résistance

Le presbytère, puis la mairie

Pendant la Révolution, l’édifice qui accueille le presbytère est acheté par un particulier qui le revend à la commune en 1827. Malgré les travaux de restauration réalisés au cours du 19e siècle, le bâtiment, considéré comme étant vétuste en 1893, est démoli l’année suivante et un nouveau presbytère est construit à l’emplacement de la mairie actuelle. A cette époque, la mairie est installée dans le bâtiment accueillant l’école.

Après la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, le curé s’installe dans une autre maison à la sortie du bourg, route de Château-Renault.

The Presbytery, then the Town Hall

During the French Revolution, the building that housed the presbytery was bought by a private individual who sold it to the municipality in 1827. Despite restoration work carried out during the 19th century, the building, was deemed run-down in 1893, was demolished the following year and a new presbytery was built on the site of the current town hall. At that time, the village council was housed in the building that also accommodated the school.

After the law of separation of the church from the state in 1905, the priest was moved to another house at the edge of the village, along the road to Château-Renault.

L’école

En 1907, le conseil municipal décide de transformer le presbytère en mairie et de construire une école de garçons dans le jardin attenant en remplacement de la mairie-école existante à l’est de l’église.
En 1960, un nouveau bâtiment est construit au nord des bâtiments de l’école de garçons. Cet ensemble accueille aujourd’hui l’école élémentaire Emile Bouin.
Emile Bouin (1883-1945), directeur d’école originaire de Villedômer, résistant, est déporté en Allemagne au camp de Buchenwald où il meurt d’épuisement le 5 février 1945.

The School

In 1907, the municipal council decided to transform the presbytery into the mairie (town hall) and to build a boys’ school in the adjoining garden to replace the existing mairie/school to the east of the church.
In 1960, a new building was erected north of the boys’ school. This complex now houses the Emile Bouin elementary school.
Emile Bouin (1883-1945), a school principal from Villedômer, was deported to Buchenwald concentration camp in Germany where he died of exhaustion on 5 February 1945.

Le Cimetière – La Loge de Vigne

Le cimetière

A l’origine le cimetière était situé autour de l’église et l’actuel a commencé à être utilisé à partir de 1806.
En août 1854, Monsieur de Forestier, comte de Coubert, propriétaire du château de la Boisnière, achète un terrain jouxtant ce cimetière et le rétrocède gratuitement à la commune.
En 1857, le comte de Coubert fit édifier un mausolée en pierre de taille et y transfère sa défunte épouse Antoinette Elisabeth Chébrou de Lespinats, décédée en 1850. Ce monument est placé au centre d’un enclos en briques encadré par deux piliers en pierre portant les blasons des familles de Coubert et de Chébrou.
Au centre du cimetière, une croix métallique est posée sur un socle en pierre, au pied de laquelle sont placées les tombes de plusieurs curés de la paroisse.

Le monument aux morts de la Première Guerre Mondiale, en forme d’obélisque en pierre est réalisé par le Marbreries Générales de Paris en 1921. Le cimetière est à nouveau agrandi en 1927.

The Cemetery

Originally the cemetery was located beside the church and use of the present-day one began in 1806.
In August 1854, Mr de Forestier, Count of Coubert, proprietor of the château de la Boisnière, bought the land next to the cemetery and gifted it to the village.
In 1857, the Count of Coubert commissioned the construction of a mausoleum in dressed stone to which he transferred the remains of his late spouse Antoinette Elisabeth Chébrou de Lespinats, who died in 1850. This monument is set in the centre of a brick enclosure framed by two stone pillars bearing the coat of arms of both the Coubert and the Chébrou families.
The tombs of several parish priests are located in the centre of the cemetery, at the foot of a metal cross mounted on a stone pedestal.

The First World War memorial, in the shape of a stone obelisk, was built by “Marbreries Générales de Paris” in 1921. The cemetery was further enlarged in 1927.

La loge de vigne

Sur les 3500 hectares de la commune, en dehors des bois, les terres étaient labourables. Cependant, 1863, la culture de la vigne s’y développe de plus en plus. Aujourd’hui, seules quelques loges de vignes témoignent encore de cette activité disparue. De dimensions modestes, elles servaient d’abri au vigneron et parfois à son cheval. Une cheminée permettait de se réchauffer et de préparer le repas. La loge de l’Espérance construite en 1903 est originale de par sa taille relativement important pour ce type d’édifice.
Elle a été restaurée en 2016 et est utilisé par le club de tennis.

The Vineyard Hut

Apart from the wooded areas, the 3500 hectares of land in the municipality were suitable for cultivation. Nevertheless, in 1863 more and more grape vines were being planted. Today, only a few vineyard huts bear witness to this bygone winegrowing activity. Of modest size, these huts served as shelters for the winegower and sometimes his horse. A fireplace allowed him to keep warm and to prepare his meal. Constructed in 1903, the hut “Esperance” is unusually large in size for this type of building.
It was restored in 2016 and is used by the tennis club.

Le Bourg

Le développement du bourg

Jusqu’au milieu du 19e siècle, le bourg est resté de dimension modeste et le bâti se concentre autour de l’église. Une maison (5 rue du Paradis) a fait l’objet de remaniements mais a conservé quelques éléments (baies chanfreinées, hauteur et pente du toit) qui lassent à penser qu’elle puisse remonter au 16e siècle. A partir du milieu du 19e siècles, on observe également une extension du bourg. L’augmentation de population à partir des années 1970 a, quant à elle, conduit au développement de lotissements sur le plateau nord-ouest.

Les matériaux de construction des maisons

Les maisons sont construites pour la plupart en moellons liés à la chaux et recouverts d’enduit ou de crépi. La brique est également présente comme matériau principal sur une dizaine d’édifices du bourg, au moins sur une des façades.

La pierre de taille, onéreuse, est rarement utilisée comme unique matériau de construction et elle ses limite principalement à la façade donnant sur la rue et aux encadrements des baies, aux chaînes d’angles, aux corniches et aux cordons. On note également la présence d’habitat troglodytique sur la commune (vallée du Madelon).

Extrait du plan cadastral dit napoléonien de Villedômer, 1835

The Development of the Village

Up until the middle of the 19th century, the village remained modest in size and the buildings were clustered around the church. Although subject to alterations, one house (5 rue du Paradis) has retained several features (chamfered windows, height and pitch of the roof) that suggest it could date back to the 16th century. The village started expanding in the mid 19th century. Growth in the population from the 1970s led to the development of housing estates on the north-west plateau.

The Construction Materials used for the Houses

The houses were generally built in lime bound rubble covered with a coating or rendering. Brick was also used as a main building material for at least one of the sides of a dozen buildings in the village. Dressed stone, rarely used as a sole building material, given the expense, and its use was mostly restricted to the façade facing the street, in the area (the Madelon valley).

Le Madelon – Le Lavoir – Le Viaduc

Le Madelon

Le Madelon prend sa source sur la commune de Saint-Laurent-en Gâtines, puis traverse les communes de Nouzilly et Crotelles avant de rejoindre la Brenne au sud-est du bourg de Villedômer. Trois moulins (privés) étaient situés sur ce cours d’eau : seuls subsistent le moulin de Bry et le moulin de Cornilleau. Ils étaient actionnés par des roues “en-dessus” en raison de la faiblesse du débit du Madelon.

The Madelon

From its source in the village of Saint-Laurent-en-Gâtines, the Madelon flows through the villages of Nouzilly and Crotelles before joining the Brenne to the south-east of Villedômer villlage centre. Of the three private watermills that were situated on along this stretch of water, two remain : Bry watermill et and Cornilleau watermill. They were powered by a submerged waterwheel due to the weak current of the Madelon.

Coupe de la roue du moulin de Villedômer, illustrant le mode “en-dessous”, (non daté, milieu du 20e siècle)

Le Lavoir

Le 9 novembre 1893, la commune achète un terrain situé le long du Madelon et y fait bâtir l’année suivante un lavoir. L’édifice de plan rectangulaire, ouvert sur deux côtés, se compose de deux murs en moellons enduits et briques surmontés de planches de bois et couvert d’un toit à longs pans en ardoise. Il a été utilisé jusqu’à la fin des années 1960.

The Wash house

The municipality bought a plot of land beside the Madelon on 9th November 1893 and built a wash house there the following year. Open on two sides, this rectangular building consists of two, brick and rendered rubble walls surmonted by wooden planks and a slate roof. It was in use until the end of the 1960s.

Le viaduc ferroviaire

Un imposant viaduc ferroviaire, construit en maçonnerie et reposant sur dix piles, enjambe le Madelon à l’ouest du bourg. L’édifice mesure 225 mètres de long, 8 mètres de large et 32 mètres de haut et les arches en plein centre ont 15 mètres de larges. Il a été construit pour la ligne ferroviaire Brétigny-La Membrolle, permettant de relier Paris à Tours, ouvert le 5 août 1867.

Le 27 décembre 1870, le viaduc est bombardé par l’armée prussienne qui détruit la troisième pile. Elle est reconstruite quelques mois après et l’ouvrage d’art est toujours utilisé aujourd’hui. Le viaduc est tellement emblématique qu’au milieu de XXe siècle il était représenté sur des étiquettes de boîtes de fromages fabriqués par une laiterie située à la Grand’Vallée.

The Railway Viaduct

An imposing railway viaduct, constructed in masonry and resting on 10 pillars, spans the Madelon to the west of the village. The structure is 225 metres long, 8 metres wide and 32 metres high and the arches are 15 metres apart at their widest point. It was constructed for the Brétigny-La Membrolle railway line, permitting the link Between Paris and Tours, opened on 5th August 1867.

On the 27th December 1870, the viaduct was bombed by the Prussian army, destroying the 3rd pillar. It was reconstructed a few months later and this work of art is still in use today. The emblematic viaduct featured on the labels on packaging for cheese made by a diary in the Grand’Vallée in the mid-20th century.

La Mairie

La Mairie

Villedômer est située à 25 km au nord-est de Tours et à 7 km de Château-Renault. La commune est traversée du nord au sud par le Madelon, rivière qui prend sa source à Saint-Laurent-en-Gâtines et rejoint la Brenne à l’est du village. Les zones boisées sont importantes. Les terres agricoles sont occupées par la culture céréalière et l’herbage utilisé pour l’élevage. La viticulture présente autrefois a totalement disparu.

Les vestiges archéologiques les plus anciens remontent au Néolithique (vers 9000 av. J.C. – vers 3300 av. J.C.) : silex polis et mégalithe. Des tuiles à rebords de la période gallo-romaine ont aussi été retrouvées. Les fouilles réalisées en 2010 autour de l’église, ont permis de mettre au jour des tombes allant du 11e au 19e siècle , des éléments céramiques datés du 10e-12e siècle et 15e-17e siècles, des moules à cloche du 19e siècle et les vestiges de l’ancien presbytère (détruit en 1894).

La plus ancienne mention du village remonte à la fin du 9e siècle sous le nom de Villa Domerii dans un acte daté de 886 dans lequel Charles III le Gros donne la seigneurie de Villedômer, au chapitre de Tours. Les orthographes de Villedômer, Villedosmer, Villedômé, ou Villedosmé sont utilisées jusqu’au XVIIIe siècle.

Extrait de la carte de Cassini 18e siècle

The Town Hall

Villedômer is located 25km north-east of Tours and 7 km from Château-Renault. Two rivers cross the commune, the Brenne, which flows north to south and the Madelon which rises at Saint-Laurent-en-Gâtines and joins the Brenne to the east of the village. There are large areas of woodlands. The cultivated land produces cereal crops and the grazing land is used for livestock. The vineyards that existed in the past have completely disappeared.

The most ancient archaeological remains date back to Neolithic times (circa 9000 BC – circa 3300 BC) : polished flint and a megalith. Gallo-Roman roof tiles have also been found. The excavations conducted around the church in 2010 uncovered tombs from the 11th to the 19th century, ceramic fragments dating from the 10th – 12th century and 15th – 17th century, 19th century moulds for bell casting and remnants of the former presbytery (demolished in 1894).

The oldest record of the village dates back to the end of the 9th century under the name Villa Domerii in an act dated 886 in which Charles III the Fat granted the seigneury of Villedômer to the chapter Tours. The various spellings Villedômer, Villedosmer, Villedômé ou Villedosmé were used up until the 18th century.